Droit de réponse à l’article « Ni fanfare, ni chambard dans l’école »
paru le 16 octobre 2013
dans le journal « Le Courrier de l’Escaut »


Dans l’édition du 16 octobre dernier, l’A.S.B.L. Philharmonie Royale Saint-Cécile de WODECQ était explicitement mise en cause par Madame France GOFFAUX, actuelle directrice de l’école communale de WODECQ où les musiciens de la fanfare ont à cœur de répéter leurs meilleurs airs depuis de longues années. Les méfaits reprochés étaient de taille : vol de ballons en mousse et de lots de tombola, consommation abusive de chauffage et autre désordre et dégradation dans le bâtiment.

Ces reproches, aussi infondés que saugrenus, avaient alors décidé Madame GOFFAUX à soudainement faire changer les barillets des portes de l’école communale, sur base d’une décision purement unilatérale et sans consultation aucune du pouvoir communal pourtant chargé de la coordination des activités au sein de l’école, mais, de surcroît, sans prévenir les responsables de la fanfare avant d’y procéder. Avec plus de 70 membres à contacter dans l’heure pour faire annuler la répétition, l’agacement des organisateurs était prévisible face à une telle absence de communication.

Soucieuse de rétablir l’honorabilité de ses musiciens, la fanfare de WODECQ tient donc à apporter diverses précisions quant aux propos mensongers qui ont été tenus à leur encontre.

La fanfare n’a accès qu’à la salle des fêtes, ou, à défaut lorsque celle-ci est indisponible, au sas des maternelles, aux toilettes et à un petit local destiné à entreposer le matériel de musique. Elle ne dispose pas des clés de la double porte principale, pas moins qu’elle n’a d’accès aux classes des élèves de l’école. Si certaines portes du bâtiment scolaire restent ouvertes après les heures de cours, par imprudence ou par négligence, ce qui est systématiquement le cas pour certaines d’entre elle, la fanfare ne peut en être tenue pour responsable et servir de bouc émissaire.

Concernant les accusations de vols et de détérioration, il convient de rappeler que l’école communale de WODECQ sert également de salle des fêtes et qu’à ce titre, elle peut donc être louée par tout un chacun. De nombreuses autres associations occupent d’ailleurs les lieux dans la plus parfaite cordialité : s’y rendent notamment les pensionnés, la paroisse, la chorale, le club de football, les guides nature, le vélo-club, le club de danse folklorique, les cavaliers et le club de billard. La fanfare n’est donc pas la seule organisation à disposer des clés de l’école et à profiter des installations communales. Pourquoi est-elle dès lors la seule accusée en place publique de ces faits de vol, de désordre et de détérioration ?

En outre, pareils faits n’ont jamais été reprochés aux membres de la fanfare lors de leurs divers déplacements à l’occasion de représentations. A titre d’exemple, lors d’un voyage en Bourgogne cet été, un dortoir, une cuisine et des sanitaires furent mis à la disposition du groupe et, aussi incroyable que cela puisse paraître aux yeux de la directrice de l’école communale de WODECQ, rien ne fut dégradé ou souillé et rien ne disparut. Il en fut de même en Gaume en 2012, alors que les musiciens logeaient chez l’habitant, en Normandie en 2009 mais aussi en Alsace en 2004.

Quant à la propreté des locaux de répétition, il est inapproprié de mettre en cause la responsabilité de la fanfare tant celle-ci met un point d’honneur à rendre les lieux dans un bon état, souvent plus propres qu’avant son passage. Un membre a même été spécialement affecté à cette responsabilité. Et que dire de l’accusation de consommation abusive de chauffage lorsque l’on sait que les musiciens de la fanfare n’ont même pas accès à la chaudière et au thermostat ?

Il conviendra enfin de remarquer que malgré les véhémences de Madame GOFFAUX, aucune plainte n’a jamais été déposée à l’encontre de la fanfare de WODECQ. Cherchez l’erreur.

Fondée en 1871, la fanfare de WODECQ regroupe de très nombreux amoureux de la musique, tous bénévoles, souvent anciens étudiants de l’école communale et du comité des parents. Elle dispense gratuitement des cours aux plus jeunes et organise maintes représentations destinées à promouvoir la passion musicale des amateurs des environs, tant en Belgique qu’à l’étranger. L’image dépeinte par Madame GOFFAUX d’affreux voyous volant sans foi ni loi les jus de fruits des enfants et souillant les locaux mis à leur disposition à la moindre occasion colle difficilement aux objectifs philanthropiques et culturels poursuivis par les membres de la fanfare.

La musique adoucit les mœurs, dit-on. Espérons que tel sera en effet le cas prochainement à l’école communale de WODECQ.

Vous avez d'autres articles?

Administrateur du site


Mr Sébastien Durant
admin@philharmoniedewodecq.be
© Tous droits réservés - Philharmonie Royale Sainte-Cécile asbl - Administration